Individual
reports:
Le 19 Février du
2007
Rapport nº18
William SLOAN - IADL
BASQUES & CASQUES
Les Basques sont un petit peuple d'Europe - 3
millions, partagés entre l'Espagne et la
France. Leur langue pré-date le latin.
Le pays Basque est montagneux - ses pentes raides
nourissent des troupeaux de moutons et ses côtes
rocheuses sur la Baie de Biscaye abritent des
villages de pêcheurs. Ils ont certainement
peché la morue de Terre Neuve avant Cabotto,
et peut être avant Leif Ericsson.
Le
Guernica de Picasso commemore le bombardement
de la petite ville Basque de Gernika par les avions
hitleriennes durant la guerre civile d'Espagne.
Gernika était le siege historique du parlement
d'Euskadi, le pays Basque. Les 40 ans de dictature
fasciste de Franco ont visé les Basques
durement, interdisant leur langue. Seule deux
organisations de gauche ont survecu a la repression
- le PC espagnol et E.T.A. au pays basque. Apres
la mort de Franco, le PC s'est accomodé
de la democratie négociée avec le
régime, ETA non. Mais la gauche du pays
Basque s'est organisé en société
civile vibrante, incluant des ETAistes du temps
de Franco.
La
thèse du juge de la Salle # 5 de l'Audiencia
Nacional, m. le juge d'Instruction Centrale Baltasar
Garzon, est que les "ex"-ETA le sont
toujours, ainsi que les gens qui travaillent avec
eux, publiquement, ainsi que les gens qui ont
la même vision sociale. Toute la mouvance,
quoi, dénommé par Garzon "Mouvement
de Libération National Basque".
L'instrument
de répression judiciaire de Franco était
le Tribunal d'Ordre Public (TOP). Apres sa mort,
un decret royal le renommait "Audiencia Nacional",
comme s'il n'y avait qu'une nation en Espagne.
C'est le tribunal chargé de la répression
des Basques aujourd'hui - investigation, mise
en accusation et jugement. Je suis allé
à Madrid observer une partie d'un procès
pénal, numero 18-98. J'ai pu ecouter un
bout de plaidoyer de la couronne, mais le restant
des audiences de la semaine ont ete reportées.
Heureux accident. J'ai passé le reste de
la semaine au pays Basque, a rencontrer chez eux
les avocat/es, accusé/es et ONGs. J'ai
participé le vendredi midi à une
marche légale pour les prisonniers politiques,
et une autre le lendemain en soirée qui
a été déclarée illégale
2 jours avant qu'elle ne commence, parce que l'ONG
pour les prisonniers qui lancait l'appel a été
declarée illégale par Garzon. Les
deux se ressemblaient, sauf que la deuxième
était plus grosse. Les deux étaient
pacifiques. Samedi, la Guardia Civil arrêtait
les autobus sur l'autoroute et j'ai du me sauver
en courrant des balles de caoutchouc que les flics
en casques tiraient sur les gens pour disperser
la marche. Sans avertissement. La "confrontation"
à la fin de la marche consistait en un
sit-in dans la rue, violemment dispersé
avec boucliers et matraques.
Le
procès 18-98 est le dada du Juge d'instruction
Baltasar Garzon (oui, oui, Pin8). En 1989 il se
fait dédier une équipe spéciale
de l'Unité Centrale d'Intelligence de la
Police Nationale Espagnole, pour enqueter et monter
un dossier sur la gauche souverainiste du Pays
Basque. Il vise tous les secteurs de la société
civile - des écoles de langue Basque, aux
journaux, revues, radios, groupes écolos,
bars, exportateurs de morue salée, organisations
culturelles, partis politiques électoraux,
organisations d'élus, jeunes, ONGs anti-répression,
avocat/es. Tous sont suspects, toutes sous enquête.
Il accumule des dossiers d'enquête de plus
de 100,000 pages. En 1998, le juge Garzon passe
a l'action.
Il
peut ordonner l'arrestation, qui est suivi d'une
période d'interrogatoire incommunicado
de 5 jours chez la police, prolongeable. Cinq
jours dans les cachots de la police anti-terroriste,
sans habeas corpus, sans avocat, sans visites
ni appels à/de la famille. Aucun droit
de même consulter un avocat avant de faire
la déclaration devant le juge Garzon, après
les 5 jours. Il peut rendre des ordonnances administratives
- saisie, interdiction d'activité publique,
interdiction d'organisation, fermeture de médias.
LES ACCUSÉS
Egin
est un journal quotidien de la gauche basque,
en langue espagnol, tirage (100,000) qui existe
depuis 20 ans, fonde par souscription populaire
après la mort de Franco. Egin Irratia est
son pendant radiophonique. En mai 1998 les deux
médias sont fermés, les biens et
locaux et sociétés commerciales
saisies, les rédacteur/trices et membres
des C.A. accusés de terrorisme. L'administrateur
judiciaire reçoit des instructions spécifiques
du juge Garzon qui lui interdisent de prendre
les mesures conservatoires requises pour sauvegarder
les biens et la santé financière
des corporations. Le bébé est mort.
Durant
les 40 ans d'interdiction Franquiste de la langue
Basque elle s'est presque perdue. Aujourd'hui
elle n'est pas en danger au pays Basque, avec
éducation, affichage et publications, quoique
toujours minoritaire. AEK est un ONG qui gere
une campagne d'alphabetisation et d'apprentissage
de l'Euskera (langue Basque). En 2000 il y a environs
800 profs semi-bénévoles et 18,000
étudiants. En novembre 2000, AEK est fermé
par Garzon et 19 membres d'AEK sont appelés
a déclarer, accusés de térrorisme
comme membres du "front de masses" de
l'ETA. En décembre 2001 les accusations
tombent et AEK peut enfin reprendre ses activités.
Xaki
est un ONG de droits de la personne qui fait connaître
la realité Basque à l'extérieur,
critique le système judiciaire espagnol,
aide les basques érrants a l'étranger
- pour survivre ou pour contester des demandes
d'extradition. En janvier 2000 des dizaines de
membres de Xaki sont accusés d'être
membres d'ETA, y compris une parlementaire, Esther
Aguirre. Neuf d'entre eux attendent toujours une
décision de poursuivre.
Quand
le journal Egin est fermé, le responsable
du groupe d'enquête, Pepe Rei,devient directeur
d'une nouvelle revue mensuelle de reportages-investigation
Ardi Beltza - tirage 14,000 abonnés, trois
langues. Sujets importants - corruption et violence
étatique. Janvier 2001, il est détenu
et accusé de collaboration avec groupe
armé (ETA), parce que son travail journalistique
fourni une liste de cibles possible pour ETA !!!!
Il est liberé sous caution en juin 2001,
suivi d'une forte campagne contre le jugement
et les juges (salle # 4) qui l'ont libéré
- dans les médias, avec participation gouvernementale.
En
fevrier 2002, ces mêmes juges se rendent
à la these du gouvernement. En 2004, la
couronne demande 12 ans contre le journaliste
Pepe Rei, pour son travail de journalisme d'enquête.
EKIN
est un organisation politique qui prone la souveraineté
et le socialisme au pays Basque, active en milieux
de langue basque, d'enseignement, des revendications
socio-économiques et vertes, et la question
du territoire. En septembre 2000, vingt supposés
militants d'EKIN sont arretés et il y a
de nombreuses fouilles de résidences et
d'autres locaux, y compris ceux du parti Herri
Batasuna (gauche souverainiste). Des cautionnements
sont accordés par la salle # 4 entre decembre
2001 et avril 2002. En avril 2002, la salle #
4 opine que le gouvernement doit prouver sa cause,
et que s'il existe une relation entre EKIN et
ETA, il reste à la prouver et non seulement
l'alléguer. Ce jugement est fortement critiqué
- par les medias, par le gouvernement (porte-parole),
et par le juge Garzon. Ce même jour, Garzon
interdit EKIN parce que, dit-il, ETA a cree EKIN,
qui controle le Mouvement de Liberation National
Basque, contrôle la violence dans les rues
ainsi que la campagne de désobeissance
civile "menee par ETA". (Vous avez bien
lu - Garzon allegue que les terroristes d'ETA
organisent des campagnes de désobéissance
civile. Ca, ca fait peur en tabarnak.) Dans la
plupart des cas, la couronne demande 12 a 15 ans.
Dans un cas 51 ans.
La
Fondation Joxemi Zumalabe propose contacte et
travail en commun des différents mouvements
sociaux, organisant conférences, debats
et rencontres entre organismes et groupes sociaux.
ABK Autodeterminazio Biltzarrak fait la promotion
du Droit à l'Autodétermination à
travers des actions de désobéissance
civile non-violentes. Le 4 octobre 2000 neuf personnes
identifiées à ces ONG sont détenus,
accusées parce que leurs actions menacent
l'ordre établi et visent le même
but que ETA, le socialisme et la souveraineté
au pays Basque. Je répete parce que c'est
difficile à croire - la désobéissance
civile non-violente est traitée par l'Audience
Nationale comme acte terroriste parce qu'on vise
a changer l'ordre public. ( Un peu comme le Mahatmah,
qui demandait un espace pour faire de la politique.
Et après ce qu'ils ont vécus sous
Franco ils ont le droit de se sentir visées.)
Tous libérés sous caution apres
qq jours, ou en mai 2001. La couronne demande
10-12 ans.
Le
13 septembre 2002, la veille d'une grande manif,
M. Iker Casanova est détenu parce qu'il
organise des manifs de protestation contre la
suspension du parti politique HB-EH-Batasuna.
Le 3 octobre 2002, trois militants de Batasuna
sont détenus parce que, dit la police,
ils continuent d'organiser des activités
pour le parti, devenu illégal. Liste des
actions: vente d'un local du parti et achat d'un
autre, payer la caution d'une personne detenu
dans le proces 18-98, organiser des manifs contre
l'illégalisation de Batasuna - parti politique
électoral.
Gestoras
Pro Amnistia (GPA) organise la solidarité
avec les prisonniers politiques Basques et les
victimes de la répression étatique.
Le travail fait est extrêmement publique.
Le 31 octobre 2001, les dirigeants publiques de
GPA sont arrêtés et le 19 décembre
2001, GPA est déclaré illégale.
Askatasuna voit le jour quelques jours plus tôt,
mais est elle aussi déclarée illégale
le 5 février 2002, comme successeur de
GPA. Cinq autres détentions en février
2003.
Les
descentes et fouilles du 31/10/01 se font sous
la supervision personnelle du juge Garzon. Garzon
est informé que le mandat qu'il a émis
est pour GPA, deux étages plus haut dans
l'édifice, mais ils entrent illégalement
dans des bureaux d'avocats de la défence
et saisissent leurs dossiers et ordinateurs. En
violation flagrante du secret professionnel, tout
est copié avant d'être remis aux
avocats, et ce, malgré la fouille illégale.
Le
pays Basque a une longue tradition de brasseries
- herriko tabernak - ouvertement liées
à des partis politiques. Lors de ma première
visite à San Sebastien, en septembre 1998,
j'ai pris un merveilleux lunch dans un resto du
parti Socialiste. BATASUNA est le parti politique,
électoral, de la gauche souverainiste Basque.
En avril 2002, Garzon lance son attaque contre
le parti Batasuna en débutant par ces brasseries.
Onze personnes liées à ces herriko
tabernak sont accusées de financement d'ETA.
En mai 2003, Garzon décrète la saisine
et l'administration judiciaire de 75 brasseries
liées à BATASUNA.
Le
26 août 2002, il déclare Batasuna
illégal pour 3 ans, renouvellable pour
deux ans. A l ‘epoque, Batasuna avait pres
de 900 conseillers municipaux et une soixantaine
de mairies. Leur part du vote pour le Parlement
de la Region Autonome Basque varie entre 10% et
18%. Comme le faisait la Loi du Cadenas de Duplessis,
il ferme tous leurs locaux, incluant les brasseries.
Les élus de Batasuna sont limités
à leurs fonctions officielles. Exemple,
pas de conférences de presse. Suspension
de leur page web, de leur droit de diffuser info
ou opinions, y compris par voie de pub payée.
Interdiction de convoquer à manifester
ou réunir, etc. Ordre à la police
de dresser une liste complete de tous les membres
de BATASUNA, depuis sa formation. Résultat
- fin des opérations du parti. Les manifs
contre l'illégalisation de Batasuna sont
illégales. Une semaine plus tard, Garzon
mandate la police pour identifier les manifs qui
seraient, directement ou indirectement organisées
par Batasuna, et donc illégales. Ceci remet
à la police le pouvoir d'interdire des
manifs, à leur discretion.
Le
même jour, la police met le cadenas sur
les bureaux de TAT (ONG contre la torture) et
ETXERAT (ONG des familles des prisonniers politiques
Basques).
Euskaldunon
Egunkaria est un journal quotidien entièrement
édité en Euskera, langue Basque,
diffusion 15,000. Le 20 février 2002, le
juge d'Instruction Juan de Olmo, de l'Audience
Nationale, ferme Egunkaria et 10 personne liées
au journal sont détenues. Le juge et le
Ministre de l'Intérieur publient un communiqué
conjoint explicant l'action. Séparation
des pouvoirs ? Six des journalistes se plaignent
d'avoir été brutalement torturés
durant leur détention de cinq jours incommunicado.
Le Ministre de l'Intéreur annonce immédiatement
et sans enquête qu'il fera porter des accusations
supplémentaires contre les six, pour fausse
dénonciation. Un septième détenu
est hospitalisé et tente de se suicider
à l'hôpital.
En
octobre 2003, le Juge de Olmos fait détenir
neuf autres journalistes d'Egunkaria. Après
avoir passés les cinq jours statutaires
incommunicados, ils sont amenés devant
le Juge de Olmos qui décide en plus, d'arrêter
leur avocat, Me Enekoitx Etxeberria. Ils seront
tous libérés sans caution le lendemain.
Udalbiltza
est une association regroupant plusieurs centaines
élus du pays Basque, tant français
qu'espagnol. Une de leurs initiatives a été
l'émission d'une carte d'identité
Basque, sans référence aux états
français et espagnol. Le 29 avril 2003,
huit membres d'Udalbiltza sont détenus.
Amenés devant Garzon le lendemain, ils
sont détenus, accusés d'être
membres d'ETA. Il déclare l'illegalité
d'Udalbiltza. Une semaine plus tard, il arrête
le Maire de Ondarroa, Président d'Udalbiltza.
Plusieurs élus seront détenus plus
d'un an sans cautionnement.
PROCES
LIEU
La
Cour au Pays Basque offre son immeuble et des
facilitées administratives de soutien,
au Pays Basque, mais le procès a lieu à
Madrid, dans l'édifice de l'Audiencia Nacional.
Jamais l'Audiencia Nacional n'a siégé
hors Madrid. Pourtant, c'est une Cour pénale
de première instance qui entend des témoins,
et ou les accusé\es doivent être
présent/es. Le compromis avec la Cour a
été d'ajouter des séances
en soirée les lundis et mardis pour remplacer
celles de jeudi et vendredi matin. Tous les avocat/es
de la défence voyagent chaque semaine,
rentrant au Pays Basque pour tenter de maintenir
une pratique, en avion, ou quatre heures d'autoroute
de montagne, sans arrêt, à 130 kmh.
La
plupart des accusés ne peuvent conserver
d'emploi en passant trois jours semaine à
la Cour, à Madrid. Certains sont hébergés
à Madrid. En éxil. Imaginer .......
un procès à Toronto, en anglais.....
Le
procès aura duré quelque 200 sessions,
plus de 40 semaines étalées sur
un an et demi. Lors de ma visite, pour entendre
la plaidoirie de la poursuite, je n'ai pas été
impressioné par la sécurité
dans l'édifice, pour 60 personnes accusées
d'appartence à bande armée.
EXPERTS
La
police espagnole ne semble pas avoir infiltré
les ONGs de la société civile Basque,
car il n'y a pas de témoins directe. La
preuve consiste en des déclarations obtenues
durant la détention incommunicado , des
documents papier ou numériques saisis,
et les policiers de l'Unité Centrale de
Renseignement (UCI) qui sont les enquêteurs
du dossier. Ces policiers témoignent anonymement,
comme témoins experts, tous ensemble dans
la Cour, avec permission de la Cour pour se corriger
entre eux. Dans presque tous les cas, c'est l'opinion
du policier comme 'expert' qui vient 'combler'
les trous dans la preuve.
Le
gouvernement Harper pourrait peut-être y
songer pour remplacer les procès secrets.
Ils le font déjà pour les jeunes
immigrants accusés d'appartenir à
des gangs. La Cour Suprême d'Espagne a déjà
acceptée l'utilisation de ces 'experts'
dans le processus d'interdiction du parti politique
BATASUNA par le tribunal électoral. Comme
exemple, les rédacteur/trice de EGIN sont
accusé\es d'avoir été nommé/es
par ETA, et d'avoir un MODEM pour communiquer
avec ETA. La preuve de l'existence du modem est
le témoignage d'opinion des policiers.
Pas de modem en preuve. Une arme de destruction
massive, quoi.
TORTURE
Le
1e décembre 2006, le Parlement de la Communauté
Autonome Basque a voté une résolution
exprimant sa solidarité avec tous les torturé/es,
demandant au gouvernement d'Espagne d'abroger
la Loi Anti-terroriste, la détention Incommunicado,
et l'Audiencia Nacional. Depuis plusieurs années,
le Rapporteur spécial de l'ONU sur la Torture,
le Comité contre la torture de l'ONU (C.A.T.),
le C.A.T. du Conseil d'Europe, Amnistie Internationale
etc. constatent un problème en Espagne,
lié à la Loi Anti-terroriste, la
détention incommunicado, et l'Audiencia
Nacional.
Trois
requêtes, longues et détaillées,
en exclusion de déclarations obtenues sous
la torture durant la détention incommunicado,
, ont été rejettées du revers
de la main comme abusives à leur face même.
Et voila, pas de torture, parce QUE.
TRADUCTIONS
Certains
des documents dans la preuve de la Couronne sont
en langue Basque - Euskera. Les avocats m'ont
dit que les traductions sont parfois si mauvaises
qu'elles disent le contraire du document, mais
ils ne peuvent les contester car ils avaient déjà
décliner de présenter une preuve
d'expert, ce qui est la seule manière de
remettre en question la qualité de la traduction.
Aussi, les erreurs de traduction semblent bien
tomber pour la preuve de la Couronne.
Mais
finalement, c'est la thèse qui emporte
tout.
LES JEUNES
Jarrai
est un organisation de la jeunesse Basque, socialiste
et souverainiste. En 1999, ils se fondent avec
leur pendant du côté Basque français
Gazteriak, pour former un groupe transfrontière
- Haika. En mars 2001 15 jeunes sont arrêtés,
présumés membres de Haika, accusés
d'être ainsi membres juveniles de ETA. Haika
et Jarrai sont déclarés illégales.
D'autres arrestations suivent.
En
février 2005, l'Audiencia Nacional déclare
que ces organisations ne sont pas terroristes,
puisqu'elles n'utilisent ni armes ni explosifs.
Elles sont quand même illégalisées
et 24 jeunes ont des sentences d'environs 3 ans.
Aucun acte délictuel ne leur est imputé,
sauf l'appartenance au groupe.
Le
19 janvier 2007, trois des cinq juges de la Cour
Suprême déclarent ces organisations
de jeunes, terroristes. La Couronne avait annoncée
qu'elle poursuivait l'appel pour aller chercher
cette jurisprudence pour pouvoir s'en servir dans
les autres procès.
CONCLUSION
Il
n'est pas évident que le gouvernement Zapatero
peut ou veut parer cette repression judiciaire.
Il semble, par contre, que la publicité
internationale stimule leur volonté, donc
la diffusion d'information est fortement recommandée.
Je crois que le portrait dressé ci-haut
est assez vif pour passer sans autre commentaire.
William
Sloan, avocat,
Montréal, mars 2007.
|